BTS Négociation Relation Client

Centre Scolaire Jeanne d'Arc - 10 rue du Sauget, 39300 Champagnole

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Le Nouvel Observateur du 8 au 14 mars 2007

Commerce, vente

Un filon inépuisable

De plus en plus de commerciaux, de plus en plus qualifiés

" Mais alors quels sont les métiers qui marchent ? » A cette question qui obsède bien des parents, il est une réponse certaine : vendeur ! Sous la pression de la concurrence et des actionnaires, les entreprises, quel que soit leur secteur d'activité, vivent suspendues à leur carnet de commandes. Et dépendent donc de leurs équipes, qu'elles cherchent en permanence à

renforcer. « J'ai plus d'offres que de demandes », explique Béatrice Navarre, responsable de formation chez Négocia. « Parmi notre dernière promotion de BTS,certains sont chassés par des cabinets de recrutement ! »

Mais le métier souffre d'un défaut d'image. Francis Schillio, chercheur à l'IECS, l'école de management de Strasbourg, a mené l'enquête auprès des jeunes, du collège à la fac : « ils perçoivent le vendeur à la fois comme sympathique et peu fréquentable. » Dommage, car les carrières peuvent, elles, se révéler fulgurantes... Comme celle d'Olivier, par exemple, fraîchement diplômé du mastère en négociation de Négosup. Courtisé par Nestlé, il a préféré un poste de consultant manager dans un cabinet de chasseurs de têtes à Londres. Avec les bonus, son salaire se chiffre à... 70 000 euros annuels ! Bien sûr, tous les postes ne sont pas à l'avenant. Il y a vendeur et vendeur. Peu de points communs entre les téléacteurs pressurisés des centres d'appels et les ingénieurs commerciaux négociant de juteux marchés. Mais, côté cadres, c'est cette fonction qui, de très loin, offre le plus grand nombre de postes chaque année, 43 000 en 2006, bien avant les informaticiens (35 000 jobs). Et à raison de 30 000 créations d'emplois chaque année, le marché continue de se tendre. Certains DRH en ont des sueurs froides, comme Rachid Morouche, responsable du recrutement chez Ajilon Sales & Marketing : « Nous prévoyons plus de 1 800 recrutements en 2007, et nous avons déjà eu des difficultés à recruter l'an passé. Les candidats ont le choix de l'employeur, et ils n'hésitent pas à nous faire patienter. »

Mieux, on note depuis quelques années l'émergence de postes très qualifiés. « Plus d'un tiers de nos diplômés sont embauchés pour des fonctions commerciales. Mais attention, mondialisation oblige, les profils changent », explique Andrés Atenza, directeur de l'ESC Clermont. Un diagnostic confirmé par Eric Mongrolle, coresponsable de la chaire vente et stratégie de l'Essec : « Les attentes des clients sont de plus en plus complexes, et pour les traiter il faut de nouvelles compétences : savoir manier l'analyse marketing, avoir des notions solides en finances et parler plusieurs langues. »

Nul doute, l'heure est au supervendeur.

FANNY WEIERSMÜLLER

 

EN CHIFFRES

 

Effectifs : 2,53 millions

Taux de chômage : 13%

Salaire moyen net mensuel cadre : 2690 euros

Postes cadres àç pourvoir en 2007 : 50 000

 

Secteur en hausse. Les vendeurs sont le moteur de la consommation, et donc de la croissance.

Il en faut toujours plus !

LES MEILLEURS DIPLÔMES

Bac+2 ou 3

  • BTS management des unités commerciales, négociation et relation client, technico-commercial, commerce international
  • DUT technique de commercialisation
  • Licences professionnelles commerce et distribution (Distech), commercialisation des produits et services industriels

Bac+4 ou 5

  • Ecoles de commerce ou d'ingénieurs
  • Mastères professionnels stratégie commerciale et politique de négociation, marketing et pratiques commerciales, distribution, marketing direct et vente à distance, distribution et relation client.'

 

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