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Dans le cadre du grand débat national sur l'avenir de
l'Ecole (voir : site
national), le centre scolaire Jeanne d'Arc, associé
à l'école "Neige et Sapins" de Nozeroy a
organisé deux rencontres publiques les 10 et 12 décembre
2003.
Animées par Monsieur Boutigny
et une équipe d'enseignants et de parents d'élèves, ces deux sessions
ont rassemblé environ 90 personnes.
Sur les 22 questions proposées, 3 ont été
retenues et proposées au débat. On trouvera ci-dessous
l'essentiel des remarques et propositions formulées à
cette occasion.
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Question n°1 : Comment lutter efficacement contre la violence
et les incivilités ?
- Comment l'école doit-elle faire face à la
difficulté de certains parents à éduquer
leurs enfants ?
- Comment les parents peuvent-ils aider leurs enfants à
réussir à l'Ecole ? Doit-on les y aider ?
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Les enseignants observent une surenchère des violences verbales,
une exclusion du "meilleur". Nécessité de
développer le dialogue parents-enseignants, anciens enseignants
et nouveaux enseignants, demande d'intervenants extérieurs
(psychologues...).
L'Ecole n'est plus perçue comme "un lieu important"
et doit être réinstitutionnalisée. Les parents
doivent en donner une image positive à leurs enfants.
Les règles doivent être claires et acceptées
(respect du matériel, du calendrier, des horaires...), la
liberté individuelle limitée par le sens du bien commun.
Les sanctions pour le travail et le comportement doivent être
différenciées ; l'idée d'attribuer des bourses
d'études sous conditions est évoquée.
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Détails
de la question sur le site national
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Question n°2 : Quel socle commun de connaissances, de compétences
et de règles de comportement, les élèves doivent-ils
prioritairement maîtriser au terme de chaque étape
de la scolarité obligatoire ?
- Comment définir et faire approuver le contenu du
socle commun ?
- Quels sont les savoirs qui doivent être acquis à
l'issue du primaire et du collège ? Comment s'assurer
de leur maîtrise ?
- Comment l'Ecole peut-elle à la fois transmettre une
culture générale et préparer à la
vie active dans un monde incertain ?
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Détails
de la question sur le site national
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Les élèves montrent peu d'exigences, ils demandent
du plaisir. L'enseignement apparaît trop ludique.
Il faut revenir à des règles de base : peu mais bien.
Le programme doit être allégé en primaire, pour
éviter des "répétitions" au collège.
Le "socle commun" doit se constituer du Français
et des Mathématiques. Trouver un moyen pour limiter la perte
des connaissances pendant les grandes vacances. Procéder
à une évaluation "utile" en fin de cycle
par les enseignants, qui ne doit pas être remise en cause.
En sixième, la priorité doit être donnée
à la conjugaison, la grammaire, la rédaction, la compréhension
d'un texte littéraire, la géométrie. En troisième,
le programme est jugé passionnant mais trop lourd en histoire-géo-éducation
civique : l'examen ne pourrait-il pas porter seulement sur un "minimum
obligatoire" ? Ce brevet devrait être obligatoire pour
l'entrée en seconde.
Il apparaît indispensable de redonner confiance aux élèves
en situation d'échec scolaire, persuadés de leur "nullité".
Les classes dites "technologiques" doivent être
revalorisées.
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Question n°3 : Comment former, recruter, évaluer les
enseignants et mieux organiser leur carrière ?
- Faut-il donner davantage de place à la pratique de
terrain dans la formation et le recrutement des enseigants ?
- Faut-il tenir davantage compte des situations d'échec
dans la gestion des carrières ? Si oui, comment ?
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Constat : environ 37000 profs à recruter annuellement pendant
10 ans. Les IUFM préparent bien aux concours, mais peu à
la pédagogie et au travail "de terrain". Il faudrait
créer des modules pédagogiques complets.
Pour les profs en place, la formation continue est indispensable,
mais doit être accessible (coût; lieu, pertinence, possibilité
de laiser les élèves sans prof).
En dehors du concours, pourquoi pas un recrutement, à bac
+ 3 ou 4, avec expérience professionnelle : par exemple 3
années dans 3 établissements différents, avec
rapport du chef d'établissement, de l'équipe pédagogique
?
L'expression "situation d'échec" est perçue
comme dévalorisante et injuste. Des profs peuvent en effet
être démotivés au bout de quelques décennies
de métier : il faudrait pouvoir les accompagner, leur proposer
autre chose, valoriser leur investissement dans l'établissement
autrement que par une simple note d'inspection tous les 6 ou 8 ans.
Les enseignants constituent la catégorie la moins bien rémunérée
des professions intellectuelles.
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Détails
de la question sur le site national
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Conclusion
Avant l'apéritif, le directeur
du centre scolaire Jeanne d'Arc a pu clore les débats
en rappelant que les établissements privés
disposent d'une importante marge de manoeuvre, et que
des initiatives telles que la création de la
classe de "4ème GT" peuvent aller dans
le sens des propositions faites, et déboucher
sur des résultats concrets.
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