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[Le
Progrès, vendredi 24 septembre 2004]
Groupe scolaire Jeanne d'Arc /
Ouverture de l'option Défense
L'armée de
terre fait recette
La toute nouvelle et très innovante
"option défense" suscite curiosité
et intérêt de la part des élèves.
Si l'ambition du centre
de recrutement de l'armée de terre avait été
annoncée « modeste » en avril dernier,
le succès auprès des élèves
dépasse de loin les espérances.
En effet, la nouvelle
option défense, lancée pour la première
fois en France lors de cette rentrée dans les
lycées Jeanne d'Arc de Champagnole et Sainte-Marie
Fénelon de Lons suscite curiosité et intérêt.
L'affluence mardi aux réunions en témoigne.
Tester sa motivation sans aucun engagement
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Ils étaient
environ cent trente élèves
de classes de troisièmes à
celles de BTS en passant par les BEP, à
se presser dans la salle de réunion
pour écouter la présentation
du projet par le commandant du centre d'information
et de recrutement de l'armée de terre
et ses collaborateurs.
Qu'est-ce
que la défense ? qui peut choisir
l'option ? quels en sont les contenus ?
et les objectifs ? autant de questions auxquelles
le commandant de Fraissinette a répondu.
Concrètement,
les élèves séduits
par la perspective de mettre dans l'avenir
leurs compétences au service de l'armée
de terre française bénéficieront
de conférences, de rencontres, de
visites et de stages proposés tout
au long de leur scolarité.
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L'objectif étant
pour chacun de pouvoir tester sa motivation et de vérifier
aussi que ce qu'il imagine correspond à la réalité,
sans pour autant bien sûr signer le moindre engagement
à long terme.
Pas de prosélytisme
Dans les établissements,
la démarche s'avère claire. « Ce
n'est pas à nous de trancher si on est pour ou
contre l'armée, ni de faire du prosélytisme
» soulignent conjointement les directions
des lycées impliqués dans le projet.
« L'armée
est un corps de la nation proposant de nombreux métiers,
certains étant en rapport avec nos formations
».
Et en l'occurrence,
ce ne sont pas moins de quatre cents métiers
allant du menuisier à l'informaticien en passant
par le ou la secrétaire, comptable, électronicien
ou technicien de maintenance qui figurent sur la longue
liste des professions accessibles par le statut de militaire.
Des perspectives d'emploi
donc non négligeables d'autant que l'armée
de terre annonce devoir pourvoir « 15000 à
17000 créations annuelles de postes pour les
trois ans à venir ».
Reste à savoir
si cet argument pèse réellement dans le
choix des élèves qui semblent davantage
séduits par le côté « baroudeur-aventureux
» de la carrière de militaire (voir nos
témoignages par ailleurs).
"Se rouler dans la boue et dépasser
ses limites"
Ce n'est pas tant la
perspective de la sécurité de l'emploi
ou de potentiel des carrières proposées
par l'armée que celle de faire un métier
exaltant et dynamique qui attire semble-t-il les élèves
intéressés.
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C'est ainsi
que parmi ces derniers, beaucoup se déclarent
séduits par la possibilité
qui leur est offerte au travers cette option
de vérifier leur motivation.
C'est le
cas de Sandra « enchantée à
l'idée de réaliser un rêve
d'enfant ». D'autres, comme Maryline,
souhaite « voir si elle peut s'adapter
à la discipline ».
Parmi les
candidats potentiels à l'enseignement
optionnel, plusieurs connaissent déjà
un peu l'armée et sont déjà
réservistes à l'instar de
Samuel, Charlotte et Sandrine.
Pour ces
trois-là, la démarche s'avère
donc différente. « Je vais
réfléchir » indique
Samuel, « ce serait ridicule de faire
deux fois la même chose ».
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Si plusieurs souhaitent
« utiliser leurs acquis » dans le cadre
de leur carrière future, d'autres en revanche
considèrent ce projet comme un tremplin pour
changer radicalement d'orientation. « Ce qui m'intéresse,
c'est le dépassement de ses limites. En voyant
à la télé des gars se rouler dans
la boue, j'ai toujours rêvé de les imiter
» avoue Wassila.
Et comme elles, les
jeunes filles sont nombreuses à aspirer à
une carrière de terrain ponctuée de voyages
et truffée de surprises.
Karine Jourdant
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