|
RAPPORT D’ACTIVITE
En tant qu’élèves de Terminale STT,
notre professeur de philosophie nous a demandé
d’élaborer un dossier sur le thème de
la conscience.
Le sujet fut « le rapport conscience humaine
et conscience animale ». Nous devions réfléchir
sur ce thème et essayer de trouver une explication,
une réponse, ce qui n’est pas des plus
facile.
I. La recherche :
Elle a été effectué par nous
deux sur le petit mois qui nous a été
accordé. Nous devions nous organiser comme bon
nous semblait, mais sachant que notre emploi du temps
était limité aux heures d’études
en commun, il a donc fallu travailler ce dossier principalement
chez nous, ce qui n'a pas été très
facile puisque nous n’avions pas beaucoup la possibilité
de nous voir en dehors du lycée.
Nos recherches se sont principalement concentrées
au CDI du lycée à travers des livres de
cours de philosophie de terminal, d’ouvrages, et aussi
chez nous dans certains livres, sur des CD-ROM et sur
Internet.
II. L’élaboration
du dossier :
Notre professeur nous avait donné un plan
pour construire notre dossier.
Celui-ci était le premier de l’année.
Les années précédentes aucun n’avait
été fait. Nous n’avions donc aucun repère,
aucune base pour démarrer, d’où notre
appréhension à monter ce projet.
Pour y parvenir, nous avons mis en commun nos pensées,
nos réflexions personnelles, qui ne divergeaient
guère l’une de l’autre.
Cette situation était à la fois un
avantage, avoir les mêmes pensées à
pu nous permettre d’avancer assez vite dans la construction,
la conception ; mais ce fut aussi un inconvénient
car, comme nos opinions étaient semblables nous
avons été restreintes dans le développement
et dans la recherche d’idées supplémentaires
pour alimenter notre dossier.
Dans premier temps, il a fallu chercher la problématique
liée à au sujet, donc trouver une question
en rapport direct avec celui-ci, pour pouvoir orienter
nos recherches et notre développement vers la
réponse à celle-ci.
Dans un second temps, il a fallu effectuer des recherches
sur Internet dans des sites spécialisés
en philosophie. Mais aussi dans des ouvrages du CDI
car Internet ne ciblait pas toutes les diverses possibilités
de réponses que nous aurions souhaités.
Une fois la collecte de documents terminé,
nous avons commencé la rédaction du plan.
Nous nous sommes aidées de nos connaissances
et des citations relevées dans des ouvrages pour
illustrer nos différentes idées.
LE
RAPPORT CONSCIENCE HUMAINE
ET
CONSCIENCE ANIMALE
Le mot conscience vient du latin « cum scientia
: avec science » qui signifie accompagné
de connaissance ; c’est une perception, une connaissance
plus ou moins claire que chacun peut avoir de son existence
et de celle du monde extérieur. C’est un sentiment
intérieur qui pousse à porter un jugement
de valeur sur ses propres actes : bien ou mal. L’inconscience
est au contraire l’ensemble des phénomènes
psychiques qui échappent à la conscience.
Le terme « être conscient » est
synonyme de « faire attention à ».
De même « inconscient » est synonyme
de « ne pas faire attention ». Dans la vie
quotidienne nous nous en rendons compte lors de certains
actes.
Sartre fait une distinction entre « être
pour soi » c’est à dire que l’homme est
conscient de son existence et de sa liberté,
et « être en soi » qui est la nature,
les animaux, les objets qui existent mais qui n’ont
aucune conscience d’eux même.
Si nous réduisons l'homme à ses propriétés
biologiques, cela revient à apparenter l'homme
aux animaux que l'on définit eux aussi par ces
mêmes propriétés. Dire que l'homme
est un animal en tant que corps biologique, ainsi qu'il
est le fruit de l'évolution des espèces,
il n'en reste pas moins qu'il se distingue d'eux.
Mais en quoi la conscience de l’homme se distingue-t-elle
de celle des animaux ?
Nous verrons dans un premier temps qu’il existe différents
niveaux de conscience chez l’être humain puis
nous étudierons les ressemblances et les divergences
qui subsistent dans la conscience humaine et animale.
I. DIFFERENTS NIVEAUX DE
CONSCIENCE.
- La conscience passive : elle se caractérise
par un « état », un ensemble
de sensations vagues, superficielles, virtuelles.
Comme un sujet anesthésié qui ne ressent
pas ce qui lui est fait.
- La conscience vécue non-réfléchie
: c’est une conscience irréfléchie,
sans pensée. Elle se situe dans un monde
antérieur à la réflexion, à
la connaissance et aux sentiments du moi.
- La conscience réfléchie ou prise
de conscience : elle implique un regard objectif
sur le monde environnant et le « je »
comme responsable. Il implique un certain rapport
entre le monde et le « moi ».
Par exemple, lors de notre réveil nous passons
par ses trois phases.
Lorsque l’on va se coucher, on est pleinement conscient
que l’on veut dormir, de la position dans laquelle on
se met et quand on ferme les yeux. Mais lorsque l’on
dort, on bouge sans sans rendre compte (conscience passive)
; puis au réveil, on ouvre les yeux, mais se
n’est pas un acte réfléchie, car quand
on ouvre les yeux s’est que l’on est pleinement réveillé
et qu’on ne l’était pas avant (conscience non
réfléchie) ; après s’être
tranquillement réveillé, on prend conscience
de son état, de son environnement, de l’univers
dans lequel on se trouve, puis de façon très
consciente, réfléchie, les gestes que
nous effectuons sont « calculés »
(conscience réfléchie).
II. LA CONSCIENCE
DE L’HOMME.
Un homme est un être humain considéré
par rapport à son espèce et aux autres
espèces animales. Il est doué de l’intelligence
et d’un langage articulé.
La conscience est définie par le fait qu’elle
représente l’intuition à l’esprit de ses
états et de ses actes réels et conscients.
C'est à ce point de vue que peut répondre
un extrait de La politique, d'Aristote. Livre I, Chap.
2. « Il n'y a en effet qu'une chose qui soit propre
aux hommes par rapport aux autres animaux : le fait
que seuls ils aient la perception du bien, du mal, du
juste, de l'injuste et des autres notions de ce genre.
»
Si nous suivons le point de vue d’Aristote, l'homme
se distingue des animaux de trois manières :
par la vie sociale, par le langage et par la conception
du juste et de l'injuste.
1) L'homme est un animal
politique.
C'est sa nature et sa différence avec les
autres animaux. C’est à dire que l'homme vit
en société, qu'il est sociable, que par
nature il est disposé à vivre avec ses
semblables.
On pourrait en dire autant de certains animaux, comme
les abeilles ou les fourmis, qui elles aussi vivent
en société et selon une organisation sociale
complexe et efficace. Or, la socialité est présentée
par Aristote comme une différence spécifique.
On pourrait aussi dire exactement le contraire et
cela passerait aussi pour exact, à savoir que
l'homme est un animal agressif, qui ne supporte pas
tous ses semblables et qui n'hésite pas quelquefois
à s'en prendre à eux.
Aristote ne parle pas de sociabilité, mais
de politique : cela veut dire que l'homme par nature
est l'être qui vit en société, c'est-à-dire
non seulement avec les autres, mais surtout en fonction
des autres, des règles sociales et politiques
qui les définissent, le statut, les fonctions
et la valeur de tous les individus par des lois qui
se doivent d'être justes.
2) L'homme est un animal
doué de parole.
Aristote après avoir montré que l'homme
est un animal politique, il invoque une autre
différence entre l'homme et les animaux, différence
qui est directement lié au fait qu’il soit un
animal politique et dont le rapport est introduit par
le principe souvent présent chez Aristote selon
lequel la nature ne fait rien en vain.
L’homme est doué de la parole parce qu’il
en a besoin pour communiquer, s’exprimer au sein de
la société dans laquelle il vit.
L'homme n'est pas le seul être capable de communiquer
puisque les animaux ont eux aussi cette faculté.
La différence de communication entre les hommes
et les animaux est la distinction entre la voix et la
parole. Les animaux peuvent communiquer entre eux, mais
ce qu'ils communiquent, c'est la douleur et le plaisir
et non des idées, ce qui exige non pas seulement
d'avoir une voix, mais d'avoir la parole. Or, l'homme,
pour vivre en société a besoin de l'expression
d'idées et pas seulement du plaisir et de la
peine.
Il faut toutefois observer que si l'homme est doué
de parole pour vivre en société, avec
les autres, il ne devient en effet parlant que par la
vie sociale : sans elle, l'homme a sans doute la faculté
de parler, mais il ne la réalise, ne l'actualise
que dans et par la vie sociale qui pour commencer lui
impose l'usage d'une langue comme moyen d'expression
et de communication de ses pensées.
D’après Aristote c’est parce que l’homme vit
en société qu’il est doué de la
parole. C'est parce qu'il est un animal politique qu'il
a cet atout. Cette deuxième différence
avec les animaux est subordonnée à la
première en cela, que la parole est le moyen
par lequel l'homme peut réaliser sa nature propre
au sein de la vie sociale. Pour parler, il faut une
vie sociale, pour avoir une vie sociale, il faut parler.
Si l’homme ne pourrait pas exprimer ses idées,
il ne lui serait d’aucun intérêt à
penser.
3) L'homme est un animal
qui a des idées du juste et de l'injuste.
Cette différence entre l'homme et les animaux,
est directement en rapport avec la précédente
: l'homme a des idées au sujet du juste et de
l'injuste, idée qu'il élabore à
partir de celles de douleur et de plaisir, puis d'avantageux
et de nuisible. On passe donc de ce que l'on sent à
l'expression de ce qui est utile ou nuisible, c'est-à-dire
qu'on se met à dire ce qui procure l'une ou l'autre
de ces deux sensations, à la suite de quoi on
élabore les idées du bien et du mal, du
juste et de l'injuste.
La conscience de l’homme se distingue par les opérations
de la volonté, de l’entendement, de l’imagination,
du sens, des pensées. L’homme pense, réfléchie,
il a des avis, des opinions sur tout ce qui l’entoure
d’où son besoin essentiel de la parole.
III. LA CONSCIENCE
DE L’ANIMAL.
Un animal est un être vivant, doué de
mobilité, de sensibilité et dépourvu
du langage.
L’animal n’a pas une conscience existentialiste,
il n’a aucune opinion sur ce qu’il voit, ressent ce
qui peut être juste ou injuste envers lui ou un
autre. Il ne fait que subir ce qu’on lui impose. Il
ne décide en rien de ce qu’il était, ce
qu’il est et de ce qu’il sera.
Si nous reprenons une citation de Marx « L’homme
ne se distingue de l’animal que par le fait que sa conscience
prend pour le lui la place de l’instinct, ou que son
instinct est un instinct conscient ». Nous pouvons
en déduire que ce que nous appelons la conscience
chez l’homme est équivalent à l’instinct
chez l’animal. Lorsque qu’un homme a conscience qu’il
y a un danger, l’animal lui le ressent mais aucun des
deux ne l’exprimera de la même manière.
L’homme est doté de la parole c’est pourquoi
il à un sentiment de « supériorité
» face a toutes les choses qui l’entourent. Mais
paradoxalement il a toujours une crainte de certains
animaux comme l’ours, le lion ou le loup. Ceux-ci sont
des animaux qui ne peuvent être apprivoisés,
sur lesquels il n’a aucun pouvoir du fait que eux aussi
se sentent les plus fort. Comme le lion est le roi de
la jungle, l’homme est roi dans sa société.
L'homme est un animal politique, doué de la
parole grâce à laquelle il peut communiquer,
mais surtout exprimer des idées, que les animaux
n'ont pas, celles du bien et du mal, du juste et de
l'injuste. Sans esprit, sans raison et sans conscience,
la parole de l’homme ne lui servirait à rien.
Car il ne pourrait pas communiquer ses idées
aux autres. Il en serait donc restreint à l’état
animal.
C'est aussi le cas pour le philosophe Pascal, qui
pour définir l'homme ne le compare pas aux animaux,
mais cherche à imaginer de quoi on peut priver
un homme sans le priver de son statut d'homme. «
Je puis concevoir un homme sans mains, pieds, tête
(car ce n'est que l'expérience qui nous apprend
que la tête est plus nécessaire que les
pieds). Mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée
: ce serait une pierre ou une brute. (…). » (Pensées,
339). Il nous dit par là que l’homme est le seul
être vivant qui est doté d’une conscience
existentialiste de ce qu’il est.
"Un homme qui ne penserait
pas ne serait pas un homme, un homme sans idée
ne serait pas un homme, un homme qui ne parlerait pas
ne serait pas un homme."
BIBLIOGRAPHIE
- « Textes philosophiques de Terminales
», de André ROUSSEL (Nathan Technique).
- « La philosophie de Terminales L- ES –
S », de MAGNARD
- « Dictionnaire de Philosophie »,
de G. DUROZOI et A. ROUSSEC
- « Philosophie de la connaissance »,
de Roger MUCCHIELLI Collection des Guides pratiques
(Bordas).
- « Le petit Larousse » dictionnaire
encyclopédique.
Sites Internet :
www.philagora.net
www.Cyberphilo.com
CD-ROM :
- Multimédia Encyclopédique Larousse
|